La réglementation environnementale de l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de mise en conformité à l’approche de 2026/2027, plusieurs mesures devant entrer en vigueur entre 2025 et 2028. Pour les activités industrielles en France, la combinaison des directives européennes et de la législation nationale accentue la pression sur la surveillance des émissions, la modernisation des systèmes de traitement, ainsi que les méthodes de contrôle et d’élimination des PFAS dans l’eau et l’air.
La France a adopté une approche ferme face aux PFAS, en instaurant l’interdiction directe de certains produits, des limites d’émissions polluantes et des restrictions sur les rejets industriels à partir de 2026. Bien que plusieurs réglementations soient encore en cours d’élaboration, le message général est clair : les contrôles vont s’intensifier, les limites d’émissions seront renforcées et des sanctions plus sévères seront appliquées à plusieurs secteurs du marché.
Émissions de gaz résiduaires: date limite de mise en conformité avec les MTD fixée par le WGC
Les conclusions relatives aux meilleures techniques disponibles (MTD) pour les systèmes communs de gestion et de traitement des gaz résiduaires (WGC BAT) ont été publiées en décembre 2022, dans le cadre de la directive sur les émissions industrielles (IED). À l’issue de la période de transition de quatre ans prévue par le cadre réglementaire, les installations existantes devront se mettre en conformité au plus tard le 12 décembre 2026.
Les nouvelles règles s’appliquent aux émissions de gaz résiduaires provenant des sites chimiques et concernent des secteurs tels que la fabrication de polymères et de résines, l’industrie pharmaceutique, les produits chimiques de spécialité, la pétrochimie et le traitement par solvants. Les polluants soumis à des restrictions, ainsi que leurs limites BAT typiques pour les gaz résiduaires, comprennent :
- Composés organiques volatils (COV) (Total : 3 à 20 mg c/Mn³)
- COV halogénés (1–5 mg/Nm³)
- Chlorure d’hydrogène (HCl) (2–10 mg/Nm³)
- Fluorure d’hydrogène (HF) (1–5 mg/Nm³)
- Autres émissions organiques dangereuses
De nombreuses installations existantes ont longtemps fonctionné au-delà de ces limites, ce qui rend nécessaire leur modernisation. Parmi les solutions proposées, on peut citer les systèmes de lavage, l’oxydation thermique ou le charbon actif, qui constituent des avancées efficaces. Les COV halogénés sont particulièrement importants dans la fabrication des PFAS, où le charbon actif est couramment utilisé comme étape finale de purification.
La réglementation relative aux PFAS en France
En février 2025, la loi n° 2025-188 a établi le cadre national français relatif aux PFAS dans le cadre d’un plan d’action plus large visant à identifier les sources d’émission, à déterminer la responsabilité en matière de pollution, à renforcer la surveillance industrielle et à réduire la pollution par les PFAS. Parmi les principales mesures figurent :
- Renforcement de la surveillance des sites industriels
- Cartographie des sources de contamination par les PFAS
- Principe du pollueur-payeur pour la tarification des rejets de PFAS dans l’eau
- Restrictions applicables à certains biens de consommation
Depuis le 1er janvier 2026, la France interdit la fabrication, l’importation, l’exportation et la vente de produits cosmétiques, de farts de ski et de certains textiles et chaussures contenant des PFAS, sous réserve de certaines exceptions.
La législation met également en place une politique à plus long terme, visant à éliminer certains rejets industriels de PFAS dans l’eau dans les cinq ans suivant son entrée en vigueur.
Si la redevance spécifique au principe du « pollueur-payeur » de 100 € par 100 g , applicable aux PFAS, ne s’applique actuellement qu’à l’eau en vertu de la loi n° 2025-188, les autres obligations relevant du principe du « pollueur-payeur » restent régies par le droit général de l’environnement (article L. 110-1). À mesure que la surveillance et la cartographie s’étendent, les exploitants devront mettre en place des stratégies solides de confinement et de traitement pour les flux d’eau et d’air.

Normes relatives à l’eau potable dans l’Union européenne
La réglementation relative aux PFAS se renforce également grâce à une législation européenne adoptée dans le cadre de la refonte de la directive sur l’eau potable. De nouvelles limites pour les PFAS entreront en vigueur le 12 janvier 2026, obligeant les États membres à veiller à ce que l’eau potable respecte deux paramètres :
- Somme des 20 PFAS : 0,10 µg/L
- PFAS totaux : 0,50 µg/L
Ces valeurs constituent désormais des seuils de conformité à respecter, et non plus de simples objectifs futurs. Les services des eaux et les fournisseurs municipaux doivent mettre en place des programmes de surveillance et moderniser leurs systèmes de traitement lorsque les concentrations dépassent les limites fixées.
En matière de conformité des eaux potables, le charbon actif reste l’une des technologies les plus éprouvées et les plus évolutives pour l’élimination des PFAS, en particulier lorsque des mises à niveau rapides sont nécessaires pour respecter les seuils fixés pour 2026, car il peut être utilisé dans des filtres mobiles.
Gestion des eaux usées industrielles et des micropolluants
La directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UE) 2024/3019 est entrée en vigueur en janvier 2025.
Cette directive élargit le cadre réglementaire, traite la question des micropolluants présents dans les flux d’eaux usées et instaure un modèle de responsabilité selon lequel les fabricants de produits pharmaceutiques et cosmétiques sont tenus de contribuer au financement des technologies de traitement.
Cette réforme met fortement l’accent sur l’élimination des résidus nocifs présents dans les déchets pharmaceutiques et cosmétiques, notamment les composés liés aux PFAS et d’autres micropolluants persistants présents dans les flux d’eaux usées. À mesure que cette réforme progresse, les stations d’épuration de toute l’Europe devraient mettre en place des étapes de traitement supplémentaires dans leurs processus.
Délivrance des autorisations industrielles en vertu de la loi IED révisée
La directive révisée sur les émissions industrielles (IED 2.0) est entrée en vigueur en août 2024 et doit être transposée dans le droit national avant le 1er juillet 2026.
Cette directive vise à renforcer les exigences en matière de surveillance, de déclaration et de contrôle des substances dangereuses dans tous les secteurs relevant du cadre de la directive sur l’intégration de l’environnement (IED). Pour les exploitants en France et dans l’Union européenne, cela signifie que les autorisations environnementales délivrées fixent des limites d’émission plus strictes, imposent une surveillance plus rigoureuse et fixent des objectifs plus ambitieux en matière de prévention de la pollution. Les années 2025 et 2026 marquent la période de préparation en vue du réexamen des autorisations pour tous les exploitants.
Qu’est-ce que cela signifie pour les opérateurs ?
Ces évolutions législatives témoignent des progrès rapides réalisés dans l’ensemble de l’Union européenne, qui est déterminée à adopter une approche ferme à l’égard des PFAS dans les processus industriels, notamment en ce qui concerne les eaux usées, l’air ou les émissions de gaz.
Pour les opérateurs français, 2026 sera une année de préparation et de transformation, marquée par la mise en œuvre de programmes de traitement des gaz résiduaires, de gestion des eaux usées industrielles et de surveillance des PFAS. Les installations qui adopteront de nouvelles technologies de réduction et de traitement au cours de cette période seront ainsi bien armées pour faire face à la prochaine phase des politiques environnementales de l’Union européenne.
Les exploitants doivent être conscients des risques de responsabilité civile liés tant aux émissions actuelles qu’à la contamination historique, des enquêtes et des mesures d’assainissement pouvant être engagées en vertu du principe du « pollueur-payeur » en vigueur en France.
Étapes clés
La conformité environnementale est actuellement en pleine mutation pour le reste de la décennie.
1er janvier 2026 : entrée en vigueur des interdictions françaises concernant les produits contenant des PFAS dans les cosmétiques, les farts de ski et certains textiles et chaussures destinés au grand public.
12 janvier 2026 : les limites de l’UE concernant les PFAS dans l’eau potable deviennent obligatoires.
1er juillet 2026 : date limite pour la transposition de la directive sur les investissements révisée par les États membres.
12 décembre 2026 : date limite de mise en conformité avec les meilleures techniques disponibles (MTD) du WGC pour le secteur chimique de l’UE.
Décembre 2028 : date limite de mise en conformité avec la directive BAT pour les forges et les fonderies.

La solution de Puragen
Puragen accompagne les opérateurs industriels en leur proposant une approche globale et intégrée de la réduction des PFAS afin de répondre aux préoccupations liées à la pollution de l’eau, des gaz et de l’air.
Rechercher
Puragen dispose de moyens d’analyse de pointe, notamment des systèmes LC-MS permettant l’identification et la quantification des composés PFAS. Ces outils facilitent l’évaluation précoce des risques, la mise en place de programmes de surveillance et l’élaboration de stratégies de traitement.
Capturer
Puragen propose des solutions à base de charbon actif spécialement conçues pour l’adsorption des COV, des solvants halogénés et des PFAS, tant dans les applications gazières que liquides. Ces solutions sont utilisées dans les systèmes de dépollution industriels, le traitement de l’eau potable et le polissage des eaux usées.
Détruire
La technologie REACT-Sys+ de Puragen permet le traitement et la réactivation de tout le charbon actif granulaire (CAG) utilisé dans les processus de traitement, y compris le charbon usagé contaminé par des PFAS. Ce procédé détruit complètement les contaminants et régénère le charbon en vue de sa réutilisation, ce qui évite le recours à la mise en décharge ou à l’incinération et réduit les émissions globales tout au long du cycle de vie.
Notre approche « Search to Capture to Destroy » aide les organisations à gérer en toute sécurité le charbon fortement contaminé par les PFAS, à se conformer aux exigences réglementaires en constante évolution et à se préparer de manière proactive aux normes environnementales de plus en plus strictes en vigueur au Royaume-Uni et en Europe.