Foire aux questions
La purification du biogaz est le processus permettant d’éliminer les contaminants — notamment le sulfure d’hydrogène (H₂S), les siloxanes, les composés organiques volatils (COV), l’humidité et le dioxyde de carbone — du biogaz brut produit par la digestion anaérobie ou les sources de décharge. Sans purification efficace, ces impuretés réduisent l’efficacité énergétique, endommagent les moteurs CHP et empêchent la conformité aux normes d’injection réseau pour le biométhane.
Le charbon actif est très efficace pour éliminer une large gamme de contaminants du biogaz, notamment le sulfure d’hydrogène (H₂S), les siloxanes, le pinène, le limonène, l’ammoniac (NH₃) et d’autres composés organiques volatils (COV). Ces contaminants provoquent de la corrosion, des dépôts abrasifs dans les moteurs et des problèmes d’odeurs s’ils ne sont pas traités. Des grades de charbon imprégné sont disponibles pour l’élimination ciblée du H₂S ou de l’ammoniac.
Le biogaz est le gaz brut produit par la digestion anaérobie ou issu de décharges, contenant généralement un mélange de méthane, de dioxyde de carbone et de contaminants traces. Le biométhane est la forme raffinée et de haute pureté du biogaz obtenue après valorisation — par élimination du CO₂, du H₂S, de l’humidité et des COV — le rendant apte à l’injection réseau (G2G), au carburant pour véhicules ou à l’utilisation dans des moteurs CHP.
Les siloxanes sont des composés organiques contenant du silicium, couramment présents dans le biogaz issu des sites de digestion anaérobie. Lors de leur combustion dans un moteur CHP, ils forment des dépôts de silice durs et abrasifs sur les surfaces chaudes, notamment les pistons, les soupapes et les culasses. Cela provoque une usure prématurée, réduit l’efficacité de combustion, augmente la fréquence de maintenance et peut entraîner des défaillances coûteuses si les siloxanes ne sont pas éliminés en amont.
Un filtre à charbon mobile est une unité de filtration plug & play pré-chargée en charbon actif, fournie en location avec service. Pour les applications biogaz, des unités telles que la gamme VOCSorber® de Puragen sont connectées directement dans le flux gazeux pour adsorber les COV, le H₂S et les composés odorants avant que le gaz n’atteigne les moteurs CHP ou les systèmes de valorisation du biométhane. Elles ne nécessitent aucune manipulation de charbon sur site et peuvent être échangées lorsque les médias sont saturés.
Les unités de filtration mobile VOCSorber® de Puragen couvrent une large gamme de capacités de site. Le VOCSorber® 2-SX traite jusqu’à 2 500 m³/h, le VOCSorber® 5 jusqu’à 3 000 m³/h et le VOCSorber® 30 jusqu’à 6 000 m³/h de débit recommandé — ce qui les rend adaptés aux petits sites de gaz de décharge comme aux grandes installations de production de biogaz et de biométhane.
Oui. Le charbon usagé issu d’applications biogaz et biométhane peut être réactivé via le processus CR3 de Puragen, spécifiquement conçu pour les charbons fortement chargés à haute teneur en soufre. Cette approche en boucle fermée permet de récupérer et de restaurer le charbon usagé pour le réutiliser, réduisant ainsi les coûts d’élimination et l’impact environnemental par rapport au remplacement par du charbon vierge à usage unique.
Le charbon optimal pour la purification du biogaz dépend des contaminants spécifiques présents et des conditions opératoires. Le charbon actif en grains (CAG) offre une adsorption haute capacité des COV pour un traitement continu, tandis que les pellets extrudés garantissent une perte de charge et un temps de contact optimaux pour les applications en phase gazeuse. Les grades imprégnés — dans lesquels des produits chimiques fonctionnels sont ajoutés au charbon — sont recommandés lorsqu’une élimination ciblée du H₂S ou de l’ammoniac est requise.
Le biométhane injecté dans le réseau gazier doit répondre à des normes de qualité strictes, notamment des limites en H₂S, COV, siloxanes et autres contaminants traces. Les systèmes de purification de Puragen sont conçus pour atteindre ces spécifications de manière constante, permettant la conformité aux exigences d’entrée réseau et aux normes des équipementiers biométhane — et garantissant aux opérateurs une injection G2G fiable et ininterrompue.
La purification du biogaz est utilisée dans de nombreux secteurs : l’énergie (sites de digestion anaérobie, valorisation du gaz de décharge en électricité), la gestion des déchets (installations de valorisation énergétique des déchets), la transformation agroalimentaire et les opérations municipales. Tout site qui produit ou utilise du biogaz dans des moteurs CHP, ou qui souhaite valoriser le biogaz en biométhane pour l’injection réseau ou le carburant pour véhicules, nécessite une purification efficace du gaz en amont.